Automne 2014

Jour 11, jeudi 30 octobre.

 

Bonjour à tous.

Peu d'éleveurs, peu de koïs, mais quelques belles surprises aujourd'hui.

Nous avons depuis 10 jours, déjà bien rempli nos bourriches.

Les derniers achats sont désormais plus opportunistes et "coup de coeur".

 

La première visite de la journée était pour notre breeder surprise : Oofuchi.

Des sansaïs sont arrivés récemment, nous avons donc un choix assez large.

J'y sélectionne ces deux sansaïs tancho-kohakus mesurant 48 et 54 cm.

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Peau très blanche et beni qualitatif, je négocie un bon prix pour ces 2 tanchos.

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Puis je sélectionne les sansaïs ci-dessous.

Un doitsu hajiro, un doitsu hariwake et un ginrin ochiba.

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Un ginrin ochiba, un kikokuryu et un doitsu kujaku.

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La matinée aura été nécessaire à la visite d'Oofuchi, car les recherches dans les différents bassins des différentes serres furent longues et méthodiques.
Et pour être honnête, c'était un peu décevant.

Une pause déjeuner plus tard, nous sommes chez Ooya Koï Farm.

Normandie Koï et l'Oasis vont pouvoir retrouver leur sanke respectif, actuellement en azukari chez Taro Kataoka.

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Le résultat est plus que satisfaisant, les croissances sont très bonnes, et les koïs sont devenus superbes.

Nous sommes chez le meilleur éleveur d'asagi du Japon, alors j'en profite pour acquérir deux femelles nisaïs asagis de haute qualité.

50 cm

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49 cm

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Elles sont toutes deux de très haute qualité, avec un potentiel de bonification et de croissance élevés.

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Visite suivante : Marudo.

Cédric recherche pour l'Oasis un grand chagoï.

Nous avons la chance une nouvelle fois d'être présents pour un retour de pêche.

Celui d'un mud-pond de koïs unicolores yonsaïs.

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Durant le déchargement, ces koïs sont classés en 2 catégories principales :
- la première, représentant la plus grande proportion, celle des koïs à vendre
- la suivante, bien plus limitée, celle des tategoïs, qui seront conservés par la ferme pour en faire des gosaïs ( 5 étés )

C'est dans un filet provisoirement tendu au dessus du bassin de réception des autres koïs, que sont momentanément stockés les tategoïs.

Dans ce filet, malgré l'eau sale et la densité élevé de gros poissons, un kabuto au contraste hallucinant sort du lot.

Je n'ai que quelques minutes pour me décider, car déjà l'équipe recharge dans le camion un à un les tategoïs pour les stocker dans un bassin à l'écart.
Je me décide en quelques secondes et demande à voir ce koï dans un bowl.

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Ci-dessus et dessous, après quelques minutes dans le bowl bleu, la peau de ce koï s'est pas mal éclaircie.
Le mimétisme est une faculté physiologique que possède aussi les koïs, et ce type d'éclaircissement est particulièrement visible sur les koïs qui ont du noir.

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Ce qui m'a plu par dessus tout dans ce koï, ce n'est pas tant son body parfaitement shapé, ni son fukurin égal à la nacre d'un coquillage, ni son maillage régulier comme une tocante suisse, ni encore sa tête à la peau superbe et harmonieusement proportionnée, mais les reflets vert-cuivrés tirant (sous certaines orientations) vers des teintes violacées.

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Quand la chaire de poule me vient en regardant un koï... aucun doute, c'est qu'il me plait.

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Je négocie un tout petit peu, pour le principe, mais pas trop, car je respecte trop le travail de Hisashi Hirasawa, et j'obtiens une remise sympa sur le prix de départ... qui était déjà en rapport avec cette qualité unique.

Je suis très content d'avoir pu dénicher cette réelle merveille.

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Après un bref passage chez Isa, qui ne débouche sur aucun achat, nous rentrons à l'hôtel.

A demain.